Prologue : Alcyone

Publié le par Morgan

Le soir tombe déjà ?! Décidément, les jours ont beaucoup raccourci depuis que nous sommes ici. Heureusement qu'il fait encore assez chaud pour ne pas avoir à se préoccuper du chauffage... Ceci dit, Lilas doit savoir comment chauffer un arbre-maison, après tout, c'est là-dedans qu'elle a toujours vécu, non ? Pas dans cet arbre-maison-là, okay, mais ils fonctionnent tous pareil, j'imagine ? Parce que je veux pas qu'on se retrouve coincés comme des rats à crever de froid ici...

Je crois que je me pose encore trop de questions pour rien. Comme quand j'étais de la rame sept. Et c'est à force de me poser trop de questions que j'en suis arrivé là. Est-ce que c'est un mal, un bien ? Je n'ai pas envie de le savoir, après tout. C'est ce qui est. Je peux me poser un milliard de questions sur aujourd'hui et sur demain, mais sur hier, c'est inutile. Je ne changerai pas ce qui s'est passé. Tout ce qui compte, c'est de faire les bons choix maintenant. Pour Lilas et Ren, bien sûr, mais surtout pour Maryweather. Elle a besoin de moi, et je ne la laisserai pas tomber. Au fait −

 

Où est-elle, Maryweather ? 

 

Elle était là il y a un petit quart d'heure, elle cueillait des fleurs dehors... Je ne la vois plus, à présent. J'espère qu'elle ne s'est pas trop éloignée ! Les bois sont épais et il y a de plus en plus de SA dans le coin, ces derniers jours... 

− Alcyone ! Quelque chose ne va pas ?

Ren, bien sûr. Toujours là quand il faut, à croire qu'il sent le trouble des gens. Je veux bien qu'il soit médecin Spectral mais des fois ça fait un peu flipper. Enfin, plus gentil que lui, je ne sais pas si ça existe. Autant lui dire, ça ne m'enlèvera rien.

− Je ne sais pas où est passée Maryweather.

− Ah... Elle n'a pas dû aller bien loin. Veux-tu partir à sa recherche ?

− Je...

− Je resterai ici le temps que Lilas revienne, puisqu'elle n'a pas les clefs. Va-y tranquille !

− Merci, Ren.

Dô itashimashite.

J'esquisse un sourire. Ça tire un peu. Je n'ai pas trop l'habitude de sourire, moi ! Mon manteau, mes bottes, et on y va. Je veux bien que Maryweather soit une petite Masque tout à fait débrouillarde quand elle veut mais... Je ne peux pas m'empêcher d'être inquiet pour elle quand je ne l'ai plus sous les yeux.

Elle n'est peut-être pas née de mon sang, mais je l'aime comme si elle était ma fille.

Publié dans Prologues à Mascarade

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