Prologue : Bran

Publié le par Morgan, illustré par Reya

 

 

Hey, Shadow ! Tu pars en vadrouille ? C'est vrai que tu adores les nuits de pleine lune, toi. Ah ! Of course... Si tu pouvais apprendre à ouvrir la fenêtre tout seul, tu m'arrangerais, tu sais, mon chat. Allez, kenô !

Bon, mon livre. Finir mon chapitre avant que Yuki ne m'appelle pour partir en soirée. Ou lacer sa robe. C'est le genre de nuits où elle aime mettre l'une de ses robes à bustier corseté. Je ne sais pas comment elle respire là-dedans, ça relève de l'exploit. Et c'est déconseillé aux anémiques, mais bon. Je sais qu'elle n'écoutera pas si je lui dis. Ou alors elle répliquera que le thé est mauvais pour les insomniaques. Pfff ! J'te jure...

 

Ah ! La lune. C'est agréable de la voir, d'ici.

 

A Orcades, la nuit n'existe pas. Il y a toujours de la lumière. Est-ce que les hommes ont peur des ténèbres à ce point ? Est-ce qu'ils ont peur de nous à ce point ? C'est quelque chose que je n'ai jamais compris. Mais Yuki a pris l'appartement au dernier étage pour que je puisse voir la lune. Et un succédané de nuit. Elle ne me l'a pas avoué, bien sûr. Qu'importe ?

L'Art de la Guerre. Du général Sun Tzu, commenté par Mo Ti. Je n'ai qu'une traduction en japonais et une en français. J'ai bien cherché l'original, en chinois, mais même au marché parallèle je ne l'ai pas trouvé. Les mercenaires de l'Orient Express n'ont pas grand-chose à faire des bouquins, pour la large majorité. J'avais un filon avec une Elfen, à un moment, mais ça s'est arrêté. Ça fait quoi ? Trois mois ? J'imagine que l'Armée des Ombres a eu sa peau. Classique. That's bad ! C'était la seule à prêter quelque intérêt aux livres, Cers Alethia. En ur ger berr...

 

papillon

 

Ah, il y a un peu de nuages qui viennent. Je devrais fermer la fenêtre, mais si Shad' veut rentrer... Bon, technique bis : pousser les livres de devant la fenêtre. Les ranger, même pas la peine d'y penser. Ma chambre ressemble à peu près à un décor post-apocalyptique mais je déteste quand elle est rangée. L'impression que tout est trop clean, c'est un peu gênant. Okay, alors on pousse les bouquins. Là. Comme ça le Chat-lune peut rentrer, la pluie tomber, le vent souffler et tout est à l'abri. Hum. Ça me donne envie de jouer, la pleine lune. Espérons que les voisins ne diront rien...

Bon, je dois être le seul cas social de cette ville immense à vouloir jouer de la Clairseach à minuit passée, mais jusqu'à présent personne n'a rien dit. Heureusement, parce que j'aurais des ennuis si quelqu'un comprenais sur quel instrument bizarre je me déchaîne, il préviendrait sans doute les SA. Et là, le nom de Yuki ne suffirait peut-être pas. Ou, plus probablement, je sortirais un jour pour aller squatter la salle de sport ou faire les courses et PAF ! Never come back. Remarque que ça, ça peut arriver tous les jours.

Je ne sais pas pourquoi je commence toujours par cette mélodie-là quand je joue de nuit. Peut-être parce que je l'ai composée une nuit... assez semblable à celle-ci, à y songer. Elle me trotte toujours dans la tête. Je n'ai jamais trouvé d'arrangement plus juste que celui-là, avec ses montées d'accords en quintes creuses.

Simple et beau comme la lune, là-haut.

 

Bran blog2blue shad'

 

 

Publié dans Prologues à Mascarade

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Sukki 26/05/2010 23:06



Je trouve que l'illustration de Bran correspond bien à son espèce de franc parler, dans l'attitude et le regard. A travers sa façon de s'exprimer (et aussi dans ce qu'elle dit), elle ne semble
pas faire parti du monde aristo de Yuki. Elle fait très baroudeuse citoyenne du monde... en fait ça pourrait être Kai-chan ... 



Morgan 26/05/2010 23:22



T'es toujours la première à commenter, Sukki-chan ^^ Merci encore !!!


ça pourrait être Kai ? Peut-être bien... Ou au moins, quelqu'un qui lui ressemble...